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    Environnement

    Plaidoyer pour le climat sur fond d’incertitude à Washington

    Les États-Unis tiendront leurs engagements malgré Trump, a déclaré Michael Bloomberg

    1 avril 2017 | Alexandre Shields - Avec l’Agence France-Presse | Actualités sur l'environnement
    Les États-Unis sont le deuxième émetteur mondial de gaz à effet de serre. 
    Photo: Karen Bleier Agence France-Presse Les États-Unis sont le deuxième émetteur mondial de gaz à effet de serre. 

    Aux prises avec un Donald Trump qui met résolument en oeuvre ses promesses de retrait de la lutte contre les changements climatiques, des voix s’élèvent pour tenter de démontrer que, malgré le climatoscepticisme de Washington, le deuxième plus gros émetteur de gaz à effet de serre de la planète respectera ses engagements internationaux.

     

    Après un appel « en faveur d’une économie basée sur des énergies propres » lancé mardi par des États américains et des grandes villes du pays, c’était au tour de l’ex-maire de New York, Michael Bloomberg, d’affirmer vendredi que les États-Unis demeureront engagés dans les efforts climatiques mondiaux.

     

    « Ceux qui pensent que le gouvernement Trump mettra fin au leadership américain sur le changement climatique font la même erreur que ceux qui pensent qu’il va redonner du travail aux mineurs [des mines de charbon], en surestimant la capacité de Washington à peser sur les marchés énergétiques », a écrit le milliardaire dans un texte publié dans le New York Times.

     

    Selon lui, même sans le plan climatique mis en place par Barack Obama, et que Trump souhaite éliminer, « la moitié des centrales au charbon du pays avaient déjà prévu de fermer ou de basculer sur des sources d’énergie plus propres », en raison de la pression des consommateurs et du développement des énergies propres.

     

    Ce n’est évidemment pas l’avis du président Trump, qui a imposé cette semaine un examen des mesures du plan énergétique d’Obama, plan qui impose des réductions d’émissions aux centrales au charbon. Le chef de la Maison-Blanche a du même coup promis de « mettre fin à la guerre au charbon » et de relancer l’industrie.

     

    Accord en sursis

     

    Le discours de Donald Trump est moins clair en ce qui a trait à l’engagement de son pays dans le cadre de l’Accord de Paris sur le climat, que les États-Unis ont ratifié. Le patron de l’Agence de protection de l’environnement, Scott Pruitt, a dit récemment qu’il s’agissait d’un « mauvais accord », tandis que le chef de la diplomatie, Rex Tillerson, a insisté sur l’importance de maintenir l’engagement américain en faveur de cet accord signé par 195 États. Jeudi, le porte-parole de la Maison-Blanche a pour sa part indiqué qu’une décision serait prise d’ici la fin du mois de mai.

     

    Quelle que soit la décision, l’élan international en faveur de la lutte contre les changements climatiques est de plus en plus fort, a réagi vendredi la responsable du climat à l’ONU, Patricia Espinosa. « L’Accord de Paris reste une réussite remarquable, soutenu par tous les pays du monde lors de son adoption, et ratifié à ce jour par 141 pays, de nouveaux pays le ratifiant encore chaque semaine et chaque mois », a-t-elle écrit dans un communiqué.

     

    « Le nouveau gouvernement américain est et reste une partie à l’Accord de Paris, et nous attendons avec impatience de pouvoir accueillir ses délégations et travailler avec elles aux sessions », a-t-elle ajouté, dans un langage très diplomatique.

     

    Signaux contradictoires

     

    Il faut dire que plusieurs redoutent le retrait américain, deuxième émetteur mondial de gaz à effet de serre et historiquement un poids lourd dans le bilan mondial. Son retrait pourrait avoir un effet déprimant sur la dynamique climatique internationale, surtout pour les États qui tardent à s’engager en invoquant notamment le manque de moyens financiers, leur droit au développement ou leur rôle secondaire dans le bilan mondial de gaz à effet de serre.

     

    La Chine, premier émetteur mondial, a toutefois dit mercredi qu’elle entend de toute façon poursuivre sa « politique en matière de changement climatique ». Le pays a du même souffle invité le gouvernement américain à respecter ses engagements.

     

    Le lendemain, le président russe, Vladimir Poutine, autre homme fort de la politique internationale, a remis en cause le rôle de l’activité humaine dans les bouleversements du climat. Il a alors dit qu’il était « impossible » de stopper le réchauffement planétaire.













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