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    Des récréations plus sportives

    Pour atteindre l’objectif d’une heure d’exercice par jour, les écoles devront gruger dans l’horaire régulier

    4 avril 2017 | Isabelle Porter à Québec | Éducation
    Pierre Lavoie, initiateur du Grand défi Pierre Lavoie, est à la barre du projet Force 4.
    Photo: Pedro Ruiz Le Devoir Pierre Lavoie, initiateur du Grand défi Pierre Lavoie, est à la barre du projet Force 4.

    Pour ajouter une heure d’activité physique par jour, les écoles devront nécessairement donner un nouveau rôle aux périodes de récréation, selon Pierre Lavoie.

     

    M. Lavoie propose pour ce faire d’utiliser les deux périodes de récréation de 15 minutes et d’aller chercher la demi-heure restante ailleurs dans l’horaire. Quand on lui demande si cela signifie que les enfants ne pourront plus faire ce qu’ils veulent pendant la récréation, il rétorque qu’avec « deux récréations de 15 minutes, ce serait fou de ne pas profiter de cette occasion ».

     

    Il rappelle en outre que le programme n’est pas obligatoire et que les écoles à qui cela ne convient pas ne seront pas forcées de se joindre à Force 4.

     

    La demi-heure restante pourrait être constituée à partir de temps passé au service de garde, pendant l’heure du dîner ou même pendant les cours, ajoute le ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx.

     

    Ce dernier concède que « ce n’est pas simple » avec les contraintes déjà nombreuses du programme pédagogique, mais souligne que certaines écoles au Québec le font déjà.

     

    « Il y a des enseignants qui choisissent d’arrêter 5 minutes durant leur classe pour bouger. Lorsqu’on accumule ces minutes-là, on le sait, on le pense, on va atteindre 60 minutes par jour », dit-il.

     

    Plusieurs facteurs

     

    À la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ), on note que plusieurs variables vont devoir être prises en compte. « Avant de s’embarquer là-dedans, les conseils d’établissements vont analyser ça pour s’assurer qu’on ne sera pas restreint par toutes sortes de choses comme l’heure du transport scolaire », observe sa présidente Josée Bouchard. « Il faut aussi que les élèves aient assez de temps pour dîner. »

     

    Peut-être les élèves pourraient-ils être consultés, ajoute-t-elle. « Il faut dire qu’il y a aussi des élèves qui aiment faire autre chose [que du sport] pendant la récréation. » Dans l’école où elle est commissaire, par exemple, des élèves — surtout des filles du deuxième cycle — ont demandé qu’on installe des bancs et des arbres pour qu’ils puissent « s’asseoir pour lire et jaser ».













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